ESPACES NATURELS

 

Le Pays de Belle-Isle-en-Terre, de part la morphologie de son territoire et de son bassin hydrographique, l’étendue de ses massifs forestiers ainsi que la densité de son maillage bocager a très vite conduit l’intercommunalité à lancer des actions de valorisation de ce patrimoine naturel.

Les principales actions engagées ont consisté à :

  • conduire un programme de reconstitution du bocage,
  • entretenir les sentiers de randonnée du canton,
  • réhabiliter et mettre en valeur les sites de Kernansquillec et des Papeteries,
  • mettre en œuvre un Contrat Restauration Entretien du Léguer.

 

Reconstitution du bocage

La Communauté de Communes a mis en place en 1997, avec le soutien du Conseil Général, un programme de reconstitution du bocage destiné à restaurer notre patrimoine de haies et de talus.

Bénéficiaires
Les agriculteurs, les particuliers, les collectivités souhaitant intervenir en bord de route, autour de bâtiments ou de parcelles pour :

  • planter des haies bocagères (100 mètres minimum)
  • planter des petits bosquets (2000 m2 minimum)
  • (re)construire des talus (50 mètres minimum),

Les aides
Le Conseil Général des Côtes d’Armor prend en charge 60 % du montant HT des factures de végétaux et de paillage nécessaires à la réalisation des haies bocagères et des boqueteaux, ainsi qu’une aide pour la réalisation de talus.

Les techniciens du Conseil Général conseillent les personnes pour l’emplacement des haies bocagères, le choix des essences et les techniques de plantation.

Si vous êtes intéressés, renseignez-vous auprès de la Communauté de Communes ou de votre mairie.

 

Entretien des sentiers de randonnées

La Communauté de Communes du Pays de Belle-Isle-en-Terre a mis en place un programme triennal de travaux de rénovation des sentiers de randonnée à partir de 1999. Pour compléter ces interventions, la pose d’une signalétique adaptée en 2004, ainsi que l’inscription des circuits dans le guide balade en Pays d’Argoat.

- La Communauté de Communes réalise l’entretien des aménagements existants sur les sentiers (marches, passages surélevés, chicanes, fossés, assises de sentier…), et l’entretien de portions non accessibles mécaniquement.
- Les Communes assurent l’entretien des portions restantes.

 

Plus de 100 kilomètres de sentiers permettent de découvrir les paysages variés du territoire communautaire, tout au long de 8 boucles circulant autour de nos 7 communes :

 

Commune Intitulé du sentier
Plougonver Autour de Plougonver
Belle-Isle-en-Terre Entre jour et nuit
Loc Envel Sentier des landes
Gurunhuel Entre sommet et vallée
Louargat Coat Nay la lande supplice
Sentier du Menhir
La Chapelle-Neuve Sentiers d’automne
Vers la forêt de Beffou
Tréglamus Circuit du Méné Bré
Kermouchard
Bourg

Les circuits sont disponibles à l’office de Tourisme et dans les mairies. Conçus pour les randonneurs à pied, certains sont ouverts aux cavaliers et aux vététistes.

Une réflexion doit être conduite afin de créer des liaisons entre les sentiers existants, de proposer des itinéraires de découverte du territoire aussi bien à la demi-journée, la journée, que sur un week-end. Pour être le plus complet possible, ce travail doit prendre en compte les circuits VTT, équestre, kayak.

 

Entretien des cours d'eau

Riche de cours d’eau et rivières, la Communauté de Communes participe à l’entretien des trois bassins versants qui traversent son territoire.

L’entretien du Léguer a fait l’objet d’un contrat de 5 ans : le CRE (Contrat pluriannuel de Restauration et d’Entretien des cours d’eau), signé en juillet 2004 entre différentes collectivités (dont la Communauté de Communes de Belle-Isle-en-Terre), associations (dont l’association de la Vallée du Léguer) et administrations.

Leur action vise à :

  • Reconquérir et maintenir la qualité des eaux
  • Préserver le milieu naturel
  • Protéger les biens et les personnes

Coûts
Le programme s’élève pour cinq ans à 326.000 € HT sur l’ensemble du bassin. Il est subventionné à 75 % par les partenaires financiers (Agence de l’Eau, Conseil Général des Côtes d’Armor, Etat, Europe), les 25 % restant étant répartis entre les différents maîtres d’ouvrage, au prorata du linéaire de cours d’eau.

 

Protection ou mise en valeur du patrimoine naturel & bâti

Réhabilitation et mise en valeur des sites de Kernansquillec et des Papeteries

Construit en 1920 pour alimenter les papeteries Vallée, le barrage de Kernasquillec situé en bordure du Léguer, sur les communes de Belle-Isle-en-Terre, Plounévez Moëdec et Trégrom présentait un risque de sécurité publique, ce qui a conduit à son démantèlement par les services de l’état en 1996. La Communauté de Communes du Pays de Belle-Isle-en-Terre et la Communauté de Communes de Beg ar C'hra, devenues copropriétaires du site ont ensuite entrepris de 1996 à 2002, de réhabiliter les différents sites après destruction du barrage. Les travaux de réhabilitation du site de Keransquillec ont été réalisés sous maîtrise d’ouvrage de la Communauté de Communes de Beg ar C'hra.

Le programme de réhabilitation du site des papeteries Vallée se situe dans le prolongement des actions de renaturation entreprises sur le site de Kernansquillec et a été conduit sous maîtrise d’ouvrage de la Communauté de Communes du Pays de Belle-Isle-en-Terre de 2004 à avril 2007.

Le programme d’aménagement a consisté à consolider et mettre en valeur une unité de production du papier, ouvrir le canal d’amenée des eaux, poser une passerelle, faire l’aménagement paysager du site, démolir les ruines non valorisables patrimonialement (transformateur, vestiaires, unités de production 1 et 3, chaufferie, hall de conditionnement du papier …).

Les travaux de démolition ont généré environ 4000 m3 de matériaux de déconstruction qui ont été entièrement réutilisés sur le site. Parallèlement ont été réalisés le conditionnement et l’évacuation, suivant les normes, de 5 tonnes de matériaux contenant de l’amiante, de 130 tonnes de ferrailles et de 70 tonnes de fuel lourd. Les travaux de terrassement et maçonnerie ont ensuite été engagées suivis des opérations d’aménagement paysager, de pose de signalétiques et d’objets artistiques.

L’originalité du chantier s’est traduite par la production d’animations artistiques, dont l’objectif était de contribuer périodiquement à redonner vie au site en même temps que le déroulement du chantier.

Considérant dès l’origine la nécessité de développer des manifestations culturelles sur le site afin de redynamiser ce fond de vallée et plus largement le canton, deux alternatives sont aujourd’hui possibles :

Construire sur le site un nouveau programme d’actions :

  • un nouveau projet culturel,
  • un sentier d’interprétation
  • une infrastructure mobile pour recevoir des spectacles.


Considérer le site comme un simple espace naturel aménagé, ouvert au public :

  • entretien périodique du site
  • sécurisation ponctuelle du site.