Forêts de Coat an Noz et Coat an Hay

Forêts de Coat an Noz et Coat an Hay

Origine du nom
En 1714 la forêt s’appelait Coetmec
Coat signifie bois. An Hay viendrait de an Neh qui signifie la hauteur, la colline. C’est une analogie phonétique entre le breton et le français.
Une explication plus moderne voudrait que Coat an Noz signifie bois de la nuit et Coat an Hay, bois du jour. Ces noms viendraient du fait que Coat an Noz est situé à l’ouest, au couchant et Coat an Hay est situé à l’est, au levant.

Toponymie de la forêt
En forêt, on parle davantage de micro-toponymie ce qui correspond principalement aux laies et aux cantons forestiers.
Les laies ou sommières sont un vieux nom français pour désigner les grandes allées que l’on retrouve dans les anciens aménagements forestiers. Une laie est une bande déboisée servant à la circulation. C’est une grande allée carrossable par rapport aux chemins de débardage.
Le canton forestier était déjà bien avant Napoléon (dès que les forêts commencèrent à être gérées), un quartier dans la forêt qui permettaient aux exploitants de se repérer lors des travaux. Aujourd’hui, ce terme désigne un ensemble de parcelles forestières.
Sur les 2 massifs forestiers, il y a 14 cantons, dont :
– canton forestier de Poull Pri (7 parcelles)
– canton forestier de Tossen Beuz
– canton forestier des Souilles (souille du sanglier)

Evolution de la Superficie
Avant l’époque des grands défrichements (Xème-XIIème siècle), les forêts de Beffou, de Coat an Noz, de Coat an Hay, les bois d’Avaugour et de Meur et la forêt de L’Hermitage Lorge (près de Quintin), faisaient partie du même massif forestier.
En 1780, la forêt couvrait 2400 ha, date où le haut fourneau a été allumé pour produire le métal au forge de Coat an Noz. En effet, on a y découvert des minerais de
– fer – plomb
– argent – galène
A cette époque, tout le bois servait à alimenter cette sidérurgie et en 1860, la forêt ne couvrait plus que 700 ha.
Depuis, elle a regagné 95 ha avec une surface globale de 795 ha répartie en :
Coat en Noz = 368 ha
Coat an Hay = 427 ha
– Dans cette foret,
C’est à partir de 1766 que la société qui exploitait les mines de Poullaouen (près du Huelgoat en 29) obtint une concession pour 3 ans. Les travaux miniers furent relativement important sur les versants du Léguer. Tout le bois servait à alimenter les forges de Coat an Noz

Type de peuplements forestiers
Les massifs forestiers sont majoritairement composé de feuillus (57%) avec le hêtre (21%), puis le chêne (19%). Les autres feuillus (châtaignier…) représentent 17%.
Les résineux composent l’autre catégorie (43%) avec le douglas (13%), le pin Laricio (10%). Les autres résineux représente 20%.

Les différents propriétaires
A l’époque de la sidérurgie (avant XIXème) les forêts de Coat an Noz et Coat an Hay étaient la propriété du Marquis de Suffren.
Dans la première moitié du XIXème les massifs appartiennent à la famille De Sesmaison et De Faucigny-Lucinge, constructeur de l’actuel château de Coat an Noz, en Belle Isle en Terre.
De 1923 à 1929, deux propriétaires se sont succédés. En 1926 la propriété est rachetée par Lord Mond, cadeau pour les 60 ans de sa femme; originaire de Belle Isle en Terre. (A découvrir, la vie palpitante de Lady Mond).
Depuis 1946, la forêt est domaniale, c’est à dire du domaine privé de l’état. Elle est gérée par l’Office National des Forêts.

ACTIVITES

La randonnée
Les 2 massifs forestiers sont le point de passage de nombreux circuits pédestres, équestres et VTT.
· 1 parcours botanique de 800m – accès libre, parking près du chateau
· Sentier de la forêt « entre jour et nuit », circuit de 10 km – Balades en Pays d’Argoat
· Circuit VTT de 14 km à 67 km – randonnée VTT Sentier de Coat an Hay à la lande supplice, circuit de 14 km – Balades en Pays d’Argoat Itinéraire équestre
· GR 34 A
Les différents chemins vous permettront de découvrir des lieux chargés de légendes, tel les rochers de la pie et du corbeau. Des topo guides sont en vente à l’office du tourisme.

Les sports mécaniques sont interdits en forêt.

Le ramassage des champignons est toléré dans la limite d’une collecte familiale (3 kg maximum par personne). Il existe une réserve mycologique de 50 Ha entre la maison forestière et le sommet du Cap.

La pêche
La rivière en forêt est interdite à la pêche, car c’est une réserve utile pour la gestion piscicole (zone d’inventaire et de comptage). Depuis la mise en place de cette réserve de pêche, la loutre est apparue. Le site a alors été classé en zone Natura 2000 et en havre de paix.

CONTES ET LEGENDES

Au Cap, point culminant, vous serez cerné par le buis, trace d’une occupation humaine du site à l’époque où les romains avaient envahi la Gaule et l’Armorique.
Mais c’est aussi un lieu de légende car il abrite le chevalier du Cap. On raconte qu’une nuit par an, le chevalier quitte son antre et parcourt la contrée armé d’une épée de feu et monté sur un cheval d’argent. La légende dit aussi que se sera le bonheur éternel pour celui ou celle qui le rencontrera cette nuit là.


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